Du Cu.

Le 29/03/2010 à 19:02, Alexandre Lenot

Si le cuivre, substantif de sexe masculin désignant un métal de couleur rouge-brun, ductile et malléable, bon conducteur de l'électricité, dont le symbole est Cu, rutile souvent en cuisine, celui qui a cours chez Arte Live Web, limite ductile lui aussi, en tout cas tout à fait malléable entre les mains des souffleurs de cornets qui officient par ici, sert plutôt à faire vibrer l'oreille interne. La preuve par ... allez, 6.

Chez Milhaud comme chez Poulenc, les cuivres de l'Orchestre National de Lille sont bel et bien là. Ils s'amusent comme des fous sur Le Boeuf sur le toit, tressautent, sautillent, se tirent la bourre et font joliment chavirer tout ça, sous le regard chantant de Jean-Claude Casadesus (qui dit des choses gentilles sur nous ).

La semaine dernière Beat Assaillant et toute sa troupe avaient posé leurs baluchons chez One Shot Not. Le MC y virevolte donc, tout en puissance, sur un lit de cuivres servi par les acolytes de Danny Wild.

Pendant ce temps, Alèmayèhu Eshèté et Mahmoud Ahmed, les deux voix légendaires du Swinging Addis, avaient touché terre du côté de Nanterre. Le Badum's Band qui les accompagne est composé quasi-exclusivement de Bretons, mais ceux-ci sont tombés tout petits dans la marmite de l'éthiojazz et savent donc ce qu'ébourrifer veut dire.

Jeudi soir, c'est notre Médéric Collignon national qui part en varape, entouré de ses compagnons de cordée de Septik, sur les pentes des compositions d'Ennio Morricone pour "Il était une fois la Révolution". On nous promet un "festin sonore brûlant et épicé". Normalement, à la fin, tout le monde se tire dessus, c'est bien ça ?

Samedi soir, les pianistes Stephan Oliva et François Raulin s'accompagnent de clarinettes et de saxophones pour revisiter l'enfance de la BD américiane, en l'occurence le Little Nemo de Winsor McCay et son Amérique des débuts du jazz.

Le 14 avril, on part mélanger le jazz dans un grand chaudron magique en terre africaine et on en revient avec un grand bonhomme. Femi Kuti souffle un grand coup sur l'afrobeat à son papa et en repousse les limites.

Et comme la série itinérante Jazz Live s'arrêtera encore dans un paquet de festivals tout au long de l'année, on n'est pas prêt de s'arrêter en si bon chemin. Prenez bien soin de vos tympans, vous allez en avoir besoin.

 

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Derniers commentaires

 

Très bel article. La lecture m'a fait beaucoup de plaisir. Keep it up!

Salutations

Boris
http://www.esmokeking.de/

dommage qu'ils n'y a des sous-titres pour apprécier les textes.

Toujours un immense plaisir de faire partager sur mon blog, vos émissions sublimes.
Milles mercis..

le plus important ces la musique,Manouche pas Manouche gadjo ou pas ces pas se qui compte,petit plus quand meme pour Swan

Cette année 2012 a vraiment été riche en évènements de qualité, j'attends avec hâte les nouveautés 2013 !

Alain,
dans Rétrospective 2012