1968. En tournée, le maniaque James Brown - déjà autoproclamé "the hardest working man in show business" - pique une colère noire contre ses musiciens et finit par les virer en hurlant qu'il trouvera mieux qu'eux dans la prochaine ville où il fera étape. Cette ville, ce sera Cincinatti ou il rencontre les Pacesetters, vite rebaptisés The JB's. Leur premier fait d'arme : "Get Up (Sex Machine)". En leur sein, un bassiste surdoué, William Collins qui se brouille rapidement avec le parrain de la soul. Il atterrit vite à Detroit où, après avoir rencontré George Clinton et le psychédélisme, il devient Bootsy et embarque dans l'aventure Funkadelic.
Avec Clinton, puis dès 1976 avec le Bootsy’s Rubber Band, le jeu syncopé, dur et implacablement rythmique de Bootsy aura une influence primordiale sur l‘évolution du funk. À l’approche de ses 60 bougies, le bassiste semble animé d’une nouvelle énergie que traduit son nouvel album, Tha Funk Capitol of the World. Bootsy Collins y rend hommage aux artistes avec lesquels il a collaboré durant sa folle carrière : James Brown bien sûr, Funkadelic, Parliament mais aussi Fatboy Slim (pour une reprise décapante du "Joker" de Steve Miller). Pour l’album, ce bassiste aux yeux d’étoile qui révolutionne par éclipses la planète funk depuis quatre décennies a invité une pléiade de stars.
Ce concert a été enregistré le 10 juillet au Théâtre Antique de Vienne.