Dans le cadre de l'année Liszt, qui célèbre le bicentenaire de la naissance du compositeur, la Cité de la musique reçoit le chœur Accentus, ensemble professionnel de 32 chanteurs fondé en 1991 par Laurence Equilbey.
L’amour et la souffrance christique chez l’un. L’amour et la souffrance tout court chez l’autre. Et chez les deux, la quête d’un langage musical porté à ses limites.
Le Via crucis de Liszt, daté de 1879, évoque les quatorze stations du chemin de croix. La partition déroute, elle emprunte à Palestrina et à Bach tout en multipliant les audaces harmoniques et mélodiques.
Quant à Luigi Nono, il dédie en 1954 son Liebeslied à sa future épouse, Nuria Schönberg. En 1962, en revanche, c’est à Djamila Boupacha, une Algérienne torturée pendant la guerre, qu’il consacre un volet de ses Canti di vita e d’amore. Et, entre ces deux oeuvres, il chante avec le poète Cesare Pavese qu’« il sera doux de se taire » (Sarà dolce tacere, 1960) : les mots sont alors brisés pour résonner autrement, au-delà du dire.
Photo : Laure Vasconi
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