Alela Diane nous avait impressionnés avec son premier album, The pirate’s gospel, sorti en 2006. Un concentré de folk pure, un bijou pas encore poli, déposé par l’Amérique au pied de notre platine. L’an dernier, l’enchanteresse sortait son troisième disque, bien plus pop et country, Alela Diane and Wild Divine, enregistré et joué en tournée par tout un groupe, incluant son père Tom Menig chez qui elle enregistrait jusqu’ici ses albums. Elle revient cette année en tournée pour présenter un album solo enregistré à Portland, où elle vit désormais, et on peut espérer qu’elle va retrouver le côté épuré de ses débuts. Il existe un bijou folk chez cette femme, moins noir que Nick Drake, moins lyrique que Tim Buckley, mais au moins aussi beau qu’Alela Diane. Elle est là pour entonner la complainte de l’Amérique, et elle est pour ça dotée d’un chant des sirènes qui n’est pas près de laisser son auditeur divaguer ailleurs.
Photo TheEyeDropper's World


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