Trois représentations d’exceptions pour clore une entreprise exceptionnelle : l’interprétation de toutes les symphonies de Beethoven par le Chamber Orchestra of Europe sous la direction de Bernard Haitink. C’est la seconde fois que l’Orchestre s’attaque à l’œuvre symphonique de Beethoven. L’ensemble en a même déjà gravé l’intégrale, sous la direction de Nikolaus Harnoncourt, dans une approche moderne, restreinte, et « dépoussiérée », en quête des conditions d’origine d’exécution. C’est fort de cette expérience qu’ils se confrontent à Bernard Haitink, un chef plutôt connu pour les interprétations classiques et rigoureuses de l’œuvre de Beethoven qu’il a mené pendant plus de 20 ans à la tête de l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam.
Des 4 ouvertures que Beethoven a composées pour Fidelio, son unique opéra, l’Ouverture Léonore III est sans doute la plus connue, mais pour être interprétée dissociée de la pièce. C’est traditionnellement par la 4e, dite Fidelio, que l’on ouvre l’opéra. L’Ouverture Léonore III est la plus typique du style de Beethoven. D’où, sans doute, sa capacité à prendre son autonomie de son contexte.
Pour être apaisée, coincée entre les tourments héroïques de la 3e et plus encore de la 5e, Robert Schumann qualifiait la 4e de « menue dame grecque prise entre deux dieux nordiques ». La 4e a en effet été commandée à Beethoven par le comte Franz Van Oppersdorff, qui avait été séduit par les reflets enjoués de la 2nde Symphonie.
Composée entre 1811 et 1812, en parallèle à la 8e, la 7e signifie le « retour à l’ordre » de Beethoven, après ses expérimentations précédentes, et son œuvre pastorale. Beethoven est alors en soins en Bohèe. C’est durant cette période qu’il rencontre Goethe.
Programme
Ludwig van Beethoven
Ouverture Léonore III
Symphonie n°4
Entracte / Pause
Symphonie n°7
Photo Franca Perazzetti / Lucerne Festival

Twitter,
Facebook ou ARTE Live Web ou



