Joann Sfar, bédéiste de renommée, fan inconditionnel et grand admirateur de Georges Brassens, a imaginé avec Clémentine Deroudille l’exposition « Brassens ou la liberté » qui se tient en ce moment à la Cité de la musique. Pour rendre hommage en musique à ce chanteur inimitable, il a fait appel aux compétences d’Olivier Daviaud, à qui l’on doit déjà les arrangements des compositions de Serge Gainsbourg dans le film que Sfar avait consacré au chanteur et dans lequel ce dernier jouait justement le personnage d’un certain… Georges Brassens.
C’est un Brassens inédit que se propose de nous faire découvrir Olivier Daviaud dans le cadre de ce concert. Piochant dans une sélection de textes de jeunesse du chanteur, il les a lui-même mis en musique. Des créations interprétées par Bertrand Belin, Thomas Fersen et JP Nataf - trois univers personnels forts marqués, il faut bien le dire, plus par le rock et les musiques anglo-saxonnes que par Brassens -, qui se confrontent également au répertoire du chanteurs sétois.
Ils sont épaulés par l’Amsterdam Klezmer Band, venu apporter une touche klezmer à l’ensemble, et son chanteur Alec Kopyt, qui interprète Brassens en russe, dans des traductions d’Alexander Avanessov.
Des dessins de Joann Sfar, réalisés en direct pendant le concert, constituent un contrepoint visuel à ces rencontres musicales sous le signe de Brassens, donnant naissance à un projet à multiples facettes apte à faire revivre sous d’autres formes la musique de ce chanteur irréductiblement original.
Photo : P.-E Rastoin
Twitter,
Facebook ou ARTE Live Web ou
