Le Concerto pour Piano n°1 de Brahms est indissociable de la relation du compositeur à Robert Schumann. C’est lui, qui, en 1853 incite le jeune compositeur à s’essayer à la musique symphonique. C’est la tentative de suicide du maître en 1854 qui va lancer Brahms dans la composition de ce concerto. Schumann mourut d’ailleurs pendant l’écriture. Finalement ce n’est qu’avec l’interprétation de Clara Schumann, la veuve de Robert que ledit concerto connaitra le succès.
En effet, lors de la première exécution, en 1859 à Hanovre, le public s’était montré circonspect, reconnaissant le talent de pianiste de Brahms (qui exécutait lui-même la partition), mais réservé sur l’acceptation de concerto de la pièce : celle-ci semblait plus être une symphonie avec piano. Elle l’était d’ailleurs initialement, Brahms ne l’a convertie en concerto qu’après avoir constaté la nécessité de l’instrument dans la partition. La seconde exécution, quelques jours après à Liepzig est plus dramatique. Copieusement sifflé, Brahms en dira qu’il s’agit d’un « éclatant et incontestable fiasco ».
Plamena Mangova, jeune pianiste bulgare, a justement enregistré ce concerto avec l’Orchestre National de Belgique en 2010. Nous attendons donc avec impatience son exécution au coté du Sinfonia Varsovia sous la direction de Jacek Kaspszyk.
Brahms, Concerto pour piano et orchestre n°1 en ré mineur opus 15
Photo Plamena Mangova © Orchestre National de Lille

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