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Arte

Cycle Bruckner : Symphonie nº 9

Durée 01:05:57
Dirigée par Daniel Barenboim
Filmé le 13/03/2011
Description

La Neuvième symphonie en ré mineur est la dernière œuvre d’Anton Bruckner – son quatrième mouvement reste inachevé.
Dès la fin des années 1880, l’état de santé du compositeur se dégrade progressivement ; il souffre de diabète et d’insuffisance cardiaque. Bruckner n’est plus en mesure d’honorer régulièrement ses fonctions à l’université, au conservatoire et à la Chapelle de la cour. En 1891, il quitte son poste de professeur au conservatoire ; en 1892, il met un terme à ses activités d’organiste à la cour. Deux ans plus tard, il dispense son dernier cours à l’université. Dès lors, il se consacre corps et âme à la composition de sa 9e symphonie, entamée en 1887.


Il avance laborieusement – une lenteur due au rythme de travail modéré de Bruckner mais aussi et surtout au fait qu’il se consacre parallèlement à la réécriture de ses œuvres antérieures. Entre 1887 et 1891, Bruckner compose une nouvelle version de ses symphonies numéros 8, 3 et 1, et écrit deux grandes œuvres pour chœurs qui lui avaient été commandées.
Le 30 novembre 1894, Bruckner achève l’adagio, dernier mouvement écrit de sa main. Il voue les deux dernières années qu’il lui reste à vivre au final, mais la dégradation de son état de santé ne lui facilite pas la tâche. Le quatrième mouvement restera une ébauche. Anton Bruckner meurt le 11 octobre 1896 à l’âge de 72 ans.
Bruckner aurait dédié sa neuvième symphonie au « bon Dieu, à condition que celui-ci l’accepte ». Même s’il n’en existe aucune trace écrite, ces propos paraissent crédibles car le compositeur était animé d’une foi fervente.

Aux plans de l’harmonie et de l’instrumentation, la Neuvième est audacieuse, parfois abrupte. Bruckner ouvre grand une fenêtre sur le XXe siècle. On ne retrouvera une telle hardiesse harmonique qu’à partir de 1910 avec les 9e et 10e symphonies de Gustav Mahler, ou avec la première symphonie de chambre d’Arnold Schönberg. Le tapis sonore vers la fin de l’adagio préfigure Jean Sibelius, le scherzo évoque Igor Stravinsky à ses débuts.
Nikolaus Harnoncourt considère qu’avec son langage sonore révolutionnaire, Anton Bruckner a été « une antenne tournée vers le XXe siècle ».

Crédits
• Artistes : Leitung / Direction musicale : Daniel Barenboim Orchester / Orchestre : Staatskapelle Berlin • Réalisateur : Enrique Sánchez Lansch • Production : ZDF/ Unitel / Accentus Music 
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