L'un des meilleurs quatuors à cordes au monde, Artemis, surgit dans le grand hall d'une gare, parmi les passagers.
La gare d'Austerlitz, à Paris, devient pendant près d'une demi-heure le lieu d'un concert improbable, rythmé par les départs et arrivées de train, où sont joués certains des quatuors les plus beaux de Beethoven : le quatrième mouvement du quatuor No 14 le long d'un quai, mais surtout au milieu du hall le mouvement lent du Quatuor No 15, emportant tout le trafic ferroviaire avec lui.
Ce tableau musical et vivant est troisième épisode de Fugues, la série qui plonge la musique classique dans la vie quotidienne. En dehors des institutions, des salles de concert feutrées.
En bonus, un mouvement inédit est à voir jusqu'à jeudi soir sur le site de Fugues.
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