D'elle, il ne faut certes pas ignorer les origines, la biographie : jeune fille franco-marocaine d'ascendance berbère, grandi à la croisée des chemins, d'un côté puis l'autre du détroit de Gibraltar, entre Orient et Occident exactement. C'est sans aucun doute ce qui nourrit cette musique profondément nomade, n'en déplaise à ceux qui réprouvent les belles errances. On y entend des vieilles traditions, celles du folk américain comme celles de l'Afrique du Nord. Et Hindi Zahra n'en est pas resté là, elle qu'on aura pu voir récemment aux côtés des Cairotes d'El Tanbura.
Métisse, donc, mais pas seulement. Il y a surtout cette voix unique, pleine et rauque, vibrante, et cette émotion palpable à chacun de ses concerts, bien au-delà des étiquettes. Elle déclarait aux Inrocks : "Le fil conducteur de ma vie, c'est la scène". La voici, donc.
La première partie est assurée par Pepper Island.
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