La fuite, l’errance, la perte de repère et le repli vers des vies rêvées. Moi, et Mon amie, les deux héroïnes de Je Disparais sont contraintes de quitter leur pays, en raison d’un contexte politique qui n’est qu’implicitement évoqué. Ce contexte importe peu, car c’est l’universalité de la situation qui intéresse Arne Lygre : quitter son confort, bien sûr, mais surtout voir l’environnement à ce point bouleversé que le « Moi » lui-même est remis en question. Le nom des protagonistes n’est en rien un hasard.
La seule issue de secours de ces deux femmes, c’est de se réfugier dans des jeux de rôle, des vies rêvées, imaginaires. Peut-être pour fuir la douleur, peut-être pour se réapproprier la réalité. L’imaginaire peut-il être un curatif à la détresse ?
Arne Lygre est née en 1968 à Bergen, dans le sud-ouest Norvégien. Il est l’auteur de sept pièces, deux romans, et un recueil de nouvelles.
Artiste associé au Théâtre de La Colline depuis janvier 2010, Stéphane Braunschweig y a mis en scène de pièces d’Arne Lygre cette année : Je Disparais, et Tage Unter (Jours Souterrains – une pièce en allemand).
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