Joe Morris n’est pas un guitariste comme les autres. Son jeu, sans égal, évoque les arpèges ultra-rapides de Django Reinhardt. Pourtant, l’américain explique volontiers que son style est plutôt imprégné des cordes africaines, et du saxophone d’Eric Dolphy, ou de Jimmy Lyons. Deux musiciens bien aventuriers comme références. Et ce n’est pas surprenant.
Le Joe Morris’ Lava Bat propose un hommage. Pas à un artiste. Pas à un instrument. Pas à une œuvre. Pas même à un genre. Il propose un hommage au blues complexe et mystique de Blind Lemon Jefferson, au kora ouest-africain comme au père de l’improvisation libre Derek Bailey. Le tout se mêlant au sein d’un magma ; une lave brulante fluide.
Photo © Andynew

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