Après Granville, Saint-Lô, Strasbourg et autres groupes aux noms de villes françaises, voir débarquer Metz a doucement fait sourire. Sauf que les gars de Metz viennent du Canada et qu’ils sont signés sur Sub Pop, le label de Seattle par lequel sont passés Nirvana, Dinosaur Jr, Low ou encore Mogwai. Quand certains arpentent les douces collines de la pop, Metz fonce tout droit dans l’héritage grunge, punk et noise de Fugazi ou Shellac et nous replongent dans une adolescence à baskets trouées et t-shirts hygiéniquement douteux. Le tour de force que réalise le trio de Toronto produit par Graham Walsh de Holy Fuck, c’est de reconnecter l’héritage 90’s bruyant de son label à sa base qui avait fui les expérimentations suspectes du label. Ecouter Metz et les voir sur scène, c’est perdre son contrôle de soi dans une énergie frénétique et primaire qui ne pourrait se tarir qu’à travers un fracas de chair imbibée et de sueur moite. Metz à Saint-Malo, vous êtes prévenu, le programme est clair.

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