L’ombre tutélaire du géant Beethoven a longtemps inhibé nombre de ses contemporains. Sa neuvième symphoniesemblait indépassable jusqu’à ce que Schubert libère le genre avec sa Grande Symphonie en Ut majeur (symphonie n°9, la dernière qu’il ait achevée).
C’est nourri de cette double influence que Schumann compose les siennes : le jeu entre chœur et solistes de Beethoven, et la progression romanesque de mouvements en mouvements de Schubert.
La 4e symphonie de Robert Schumann, qui est chronologiquement la 2nde à avoir été composée, a souvent déconcerté de par sa structure alternant accélérations abruptes, et passages plus lents.
Choisie pour ouvrir l’édition 2011 de la Schubertiade, la symphonie n°4 en ré mineur op. 120 est interprétée par l’Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé par Christian Zacharias.
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