« Le Père », de Michael Jarrell convoque un dispositif musical original : un comédien, des percussions, une partie électronique et trois voix de femmes.
Le récit de Heiner Müller décrit la relation complexe que l'auteur entretint avec son père, de son arrestation par la Gestapo en 1933 à sa dernière visite dans un hôpital de Charlottenburg à Berlin-Ouest.Le comédien Gilles Privat pose la voix sur un paysage de percussions (interprétée par Les Percussions de Strasbourg) qui concourent à la dramatisation. Trois voix de femmes établissent une distance quasi rituelle en forme de requiem. André Wilms, qui a bien connu l'écrivain allemand et interprété ses textes, signe la mise en scène de cette création qui est une coproduction des Schwetzinger Festspiele et de l'IRCAM.
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