Pour passer des rues de Kinshasa au festival de Cannes, la recette est presque simple. Il suffit comme Staff Benda Bilili de faire une des musiques les plus vibrantes que la rue congolaise ait produit récemment. Oubliez les polyrythmies de leurs compatriotes Konono N°1, mais ne laissez pas forcément de côté la débrouille. Il en a fallu pour ce collectif de musiciens atteints de la poilomyélite et de gamins des rues. L'un d'eux a même construit son propre instrument, qui sonne un peu comme une des guitares de feu Jimi Hendrix. Et si aujourd'hui les premiers pas en Europe semblent bien loin, tels que racontés dans le film consacré au Staff Benda Bilili et présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2010. Reste ce qui a fait leur succès : des prestations endiablées, parmi les plus enthousiastes qui soit.
Photo © NRK 13
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