Avec son rock lent et dépressif, Low a fait figure, dans les années 90 de tête de liste dans les années d’une scène incohérente et inexistante, le slowcore (ou sadcore). Censée être le pendant noir du grunge, scène non moins incohérente et inexistante. Les deux entités partageaient en effet partiellement les mêmes influences. La folk-song américaine, celle de Neil Young, notamment.
Puis, sans changer de direction, mais en laissant par moment percer un rayon de soleil entre les nuages, le trio de Duluth (Minnesota) s’est enrichi, a puisé dans les apports technologiques du trip-hop. C’mon, leur dernier album, publié en 2011 fait état d’un groupe apaisé, mais toujours aussi habité.
Photo © Kevin N. Murphy


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