Dirty Beaches, c’est avant tout un personnage éminemment cinématographique. D’abord un physique : celui d’Alex Zhang Hungtai, un grand et beau Taïwanais, le bras musclé et serti d’un serpent tatoué qui dépasse de son tricot de peau moulant. Puis une histoire : l’enfance errante du fait des pérégrinations professionnelles de son père entre Taïwan, Hawaï, l’Amérique du nord…
Badlands, le dernier album de Dirty Beaches est assemblé de souvenirs d’enfance : les disques de doo wop du père d’Alex (les Ronettes, Françoise Hardy), découpés en boucles et empilés, recouverts de nappes de guitares distordues, et de chants parfois traînants, parfois violents. Pour un résultat qui évoque invariablement le travail d’Alan Vega au sein de Suicide.
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