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Sergey Khachatryan et l’Orchestre de Paris dirigé par Andris Nelsons interprètent Beethoven et Strauss

Durée 01:44:24
 
Filmé le 18/01/2012 | En ligne encore pendant 54 jours et 13 heures
Description

Lorsque le Quatrième Concerto pour Violon de Beethoven (op. 61) est interprété pour la première fois, en 1806, l’écriture en est tout juste achevée. Si bien que Franz Clement, le soliste, est obligé d’en déchiffrer une partie en direct et de la séparer en 2 parties, entrecoupées d’autres pièces. L’accueil du public est mitigé. La composition est jugée un peu facile et le thème trop souvent répété. Il faudra attendre que Joseph Joachim l’interprète, en 1844, sous la direction de Felix Mendelssohn-Bartholdy pour que l’histoire rende justice à ce qui reste l’une des œuvres les plus tendres du compositeur.

 

Depuis, tous les plus grands violonistes se sont frottés au concerto, il en existe près de 260 enregistrements, dont 10 seulement pour Yehudi Menuhin. Quoique la plus connue soit l’interprétation de Josef Wolfsthal. Le jeu de Sergey Khachatryan devrait y exploser dans toute sa finesse.

 

Une Symphonie Alpestre (op. 64) est une œuvre moins lisible qu’elle n’y parait. Si elle décrit, sous forme d’un long poème symphonique chronologique, une randonnée en montagne, et n’hésite pas à intégrer le référentiel musical alpin (le cor, notamment), il faut garder à l’esprit que Strauss souhaiter sous-titrer la pièce Antéchrist. En référence à Friedrich Nietzsche. Dès lors, il faut y chercher une interprétation plus métaphysique à replacer dans le cadre de ses questions nietzschéennes qui ont traversé la carrière du compositeur (Ainsi Parlait Zarathoustra). L’œuvre a également été entamée en hommage au peintre suisse Karl Stauffer-Bern, qui s’est suicidé à l’âge de 34 ans et devait s’intituler La Tragédie de l’artiste. Aussi, le caractère contemplatif et léger de la symphonie n’est que de façade, et masque une profondeur mise en place par un vaste appareil de vents (12 cors, 2 trempettes, 2 trombones). La direction d’un spécialiste du répertoire de Strauss, Andris Nelsons, apportera toute l’intensité que mérite la symphonie.

 

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)

Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 61

1. Allegro, ma non troppo

2. Larghetto

3. Rondo - Allegro

 

Richard Strauss (1864 - 1949)

Symphonie alpestre, Op. 64

1. Nacht [Nuit] – Lento

2 . Sonnenaufgang [Lever de soleil] - Festes Zeitmaß, mässig langsam [Tempo stable, assez modéré]

3 . Der Anstieg [L’ascension] – Sehr lebhaft und energisch [Très animé, énergique]

4 . Eintritt in der Wald [Entrée dans la forêt]

5 . Wanderung neben dem Bache [Promenade près du ruisseau]

6 . Am Wasserfall [À la cascade] – Sehr lebhaft [très animé]

7 . Erscheinung [Apparition]

8 . Auf blumige Wiesen [Dans les prairies en fleurs] – Sehr lebhaft [Très animé]

9 . Auf der Alm [Sur l’alpage] – Mässig schnell [Modérément rapide]

10 . Durch Dickicht und Gestrüpp auf Irrwegen [Errance à travers taillis et broussailles]

11 . Auf dem Gletscher [Sur le glacier] – Festes, sehr lebhaftes Zeitmass [Stable, très animé]

12 . Gefahrvolle Augenblicke [Moments de péril] – A tempo, lebhafter als vorher [A tempo, plus animé que précédemment]

13 . Auf dem Gipfel [Au sommet]

14 . Vision [Vision] - Festes und gehalten [Ferme et retenu]

15 . Nebel steigen auf [Le brouillard monte] – Etwas weniger breit [Un peu moins large]

16 . Die Sonne verdüstert sich allmählich [Le soleil se voile peu à peu]

17 . Elegie [Élégie] – Moderato espressivo

18 . Stille vor der Sturm [Calme avant la tempête] - Tranquillo

19 . Gewiter und Sturm, Abstieg [Orage et tempête, descente] – Schnell und heftig [Animé et violent]

20 . Sonnenuntergang [Coucher de soleil] – Etwas breiter [Plus largement]

21 . Ausklang [Épilogue] – Etwas breit und getragen [Assez large et retenu]

22 . Nacht [Nuit]

Crédits
• Artistes : Orchestre de Paris, Andris Nelsons (direction/leitung), Sergey Khatchatryan (violon) • Réalisateur : Sébastien Glas • Ecriture / Compositeurs : Ludwig van Beethoven, Richard Strauss • Cadreurs : Hélène Brugnes, Yohann Charrin, Martine Fleury, Sébastien Hestin, Sahran Larrazabal, Jean Nocerra, Marine Tadié • Son : Aurélie Messonnier, Lucile Metz, Aude-Marie Piloz • Production : LGM – Mezzo – M_Media - Orchestre de Paris Alexandre Gattet (conseiller musical)
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