Joseph Haydn
Quatuor à cordes op. 64 n° 5 « L’Alouette »
I. Allegro moderato
II . Adagio cantabile
III . Menuet. Allegretto
IV. Vivace
En 1790, Haydn part pour Londres après 30 années aux côtés de la famille Esterhazy en Hongrie clôturées par la mort du Prince et grand mécène Nicolas le Magnifique. Il emporte avec lui les Quatuors op. 64, corpus dont est extrait L’Alouette. Le titre de l’œuvre se réfère au chant haut-perché de l’oiseau, dont se rapproche les sonorités du premier violon à l’ouverture de la pièce. La phrase, parfaitement équilibrée est reprise tout au long du morceau.
Benjamin Britten (1913-1976)
Quatuor à cordes n° 3 op. 94
I. Duets. With moderate movement
II. Ostinato. Very fast
III. Solo. Very calm
IV. Burlesque. Fast – con fuoco
V. Recitative and Passacaglia (La Serenissima). Slow – Slowly moving
Œuvre tardive (1973), le 3e quatuor à cordes de Britten n’a même été créé pour la première fois qu’après la mort du compositeur. Si elle évoque le Quatuor n° 5 de Bartok (dont elle cite d’ailleurs le début en fin du 5e mouvement), la pièce renvoie aussi à Malher (l’influence majeure de Britten), ou même à Chostakovitch.
Franz Schubert (1797-1828)
Quintette pour deux violons, alto et deux violoncelles en ut majeur D. 956 op. 163
I. Allegro ma non troppo
II. Adagio
III. Scherzo. Presto
IV. Allegretto
Une bien curieuse configuration. Là où les quintettes sont traditionnellement (chez Mozart notamment) constitués par l’ajout d’un second alto à un quatuor, Schubert prend le parti d’enrichir la formation sur les basses, en adjoignant un second violoncelle. Amplifiant la tessiture de la formation, et ajoutant de la profondeur, la pièce prend alors un aspect plus orchestral. L’un des deux violoncelles tenant la basse pendant les séquences mélodiques du second. Schubert a déjà eu recours aux mêmes types de procédés avec l’utilisation de la contrebasse sur La Truite.
Le Takács Quartet est basé à l’université du Colorado aux États unis, mais passe son temps à parcourir le monde (à raison de 90 dates par an…). On a pu le voir au Théâtre de la Ville à Paris interpréter Bartok ou Beethoven. Il s’adjoint le service de Marc Coppey, jeune protégé de Yehudi Menuhin à la fin des années 80, reconnu pour son grand éclectisme, il fût aussi violoncelliste du quatuor Ysaÿe.
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