Un orgue qui confine au mystique, une guitare chaloupée qui se dandine au dessus d’une batterie sourde, presque tribale, le tout portant une voix rageuse et sans la moindre concession. De la soul originelle au néotropicalisme de Fool’s Gold ou Vampire Weekend, les gamins de WU Lyf ont tout appris, et tout digéré dans un suc cold wave.
Une fois passé l’agitation médiatique autour du « mystère » WU Lyf, Go Tell Fire To The Mountain a révelé la musique de ces garnements dans tout ce qu’elle a d’ambitieuse et de fragile à la fois. WU Lyf n’est sans doute pas le « groupe d’une génération » qu’on a bien voulu croire qu’ils étaient. Mais en ils apparaissent en tout cas comme symptomatique d’une époque, d’une génération de musiciens complètement décomplexée sur ses références, et qui face à la crise de l’industrie du disque, a préféré prendre son destin en main plutôt que de se plaindre.
A lire :
WU Lyf, enragés de frais, sur Libération.fr
WU Lyf, groupe d'enfer, sur Les Inrocks.com
A voir :
WU Lyf, de la jeunesse et de la sueur, sur la Blogothèque
Photo © NoiseNews
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