Werther à l'Opéra Bastille
Arte

Werther à l'Opéra Bastille

 
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Durée 02:44:28
 
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Werther à l'Opéra Bastille (02:44:28)

 
 
 
 
Filmé le 26/01/2010 à Opéra Bastille
  • Artistes : Direction musicale : Michel Plasson Jonas Kaufmann : Werther Ludovic Tézier : Albert Alain Vernhes : Le Bailli Andreas Jäggi : Schmidt Christian Tréguier : Johann Sophie Koch : Charlotte Anne-Catherine Gillet : Sophie Orchestre de l'Opéra national de Paris Maîtrise des hauts-de-seine / choeur d'enfants de l'Opéra national de Paris Directeur de la Photographie : André Diot
  • Réalisateur : Benoît Jacquot
  • Mise en scène : Benoît Jacquot
  • Décors : Charles Edwards
  • Ecriture / Compositeurs : Jules Massenet
  • Production : Idéale Audience : Françoise Gazio et Pierre-Olivier Bardet

Description

Sous la direction d'un maître ès Massenet, Jonas Kaufmann et Sophie Koch interprètent l'une des histoires d'amour les plus touchantes de l'opéra.

Dans le chef-d'oeuvre de Massenet, les larmes ne cessent de couler, et cela dès qu'au clair de lune l'idylle s'est à la fois révélée et brisée. « Tout mon être en pleure », dit Werther. Voilà qui nous mène bien loin des larmes habituelles de l'opéra, qu'elles soient furtives ou qu'elles éclatent en violents sanglots. Celles-là coulent lentement et inexorablement, une à une, patientes gouttes, dit Charlotte : en quatre actes, elles auront fait leur oeuvre. Charlotte ne peut les retenir en relisant les lettres de Werther, et ses larmes sont la seule part d?elle-même, le seul sacrifice qu'il ose lui demander. Elles couleront devant l'ange de la consolation qu'est Sophie. Elles couleront à la lecture d'Ossian. Elles couleront enfin devant le corps baigné de sang de Werther. Mais ces dernières, il les refuse : le voilà libéré et heureux. Werther est un long requiem, lacrimosa dies illa, jour plein de larmes que celui-là. Un requiem à un jeune poète, s'achevant in paradisum. Car Werther, bien sûr, ne pouvait être que poète : c'est-à-dire au-dessus du monde, mais à lui malgré tout asservi. La mort plane au-dessus de lui et Massenet a marqué son chant du cygne, que Rilke évoque dans les Sonnets à Orphée, de ceux qui vont mourir jeunes.

Ce spectacle sera disponible jusqu'au 26 mars 2010.

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