William Parker, contrebassiste autodidacte et néanmoins érudit a réuni dans ce Double Sunrise un orchestre pluridimensionnel. Se concentrant sur le doussou n’goni, la harpe-luth utilisée par certains chasseurs du Mali, et son cousin le guembri, il y adjoint son instrument, la contrebasse, des saxophones, des flûtes et substitue au chant jazz la voix d’une chanteuse venue d’Inde du Nord : Sangeeta Bandyopadhyay.
Parallèlement, William Parker et son alter ego Bill Cole ont recours à des instruments à anche double, comme le hojok coréen ou la bombarde bretonne, pour dépareiller la section des instruments à vent, trompettes et saxophones. Tandis que la contrebasse, redoublée parfois par le doussou n’goni, fuit sur une progression de longue haleine, bardée de rythmes tournoyants au gré de laquelle s’organisent d’amples mouvements de va-et-vient.
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