Le chef-d’œuvre de John Coltrane, « A Love Supreme », est loin d’être seulement du jazz ; c’est une prière, une méditation, une cathédrale faite de musique. Qui ose, aujourd’hui, s’attaquer à ce « Saint Graal » du nouveau jazz, joué en 1964 par le « classic quartet » de Coltrane, entouré de McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones ? Un saxophoniste ténor suédois de 33 ans : Jonas Kullhammar. Depuis 1998, il dirige le « Jonas Kullhammar Quartet ». Avec ce son brut, éruptif d’où émane toutefois une grande sensibilité, il est souvent comparé à des légendes telles que Pharoah Sanders, Archie Shepp, Albert Ayler ou David S. Ware. Pourtant, ce que joue Jonas Kullhammar ne ressemble qu’à lui. Il explore toutes les teintes du be-bop jusqu’au free jazz, et aujourd’hui, porte sur scène sa lecture tout à fait personnelle de l’univers de Coltrane.
Photo : Kullhammar.com
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